Le point sur le domaine en 2012
| 20 janvier 2012Voilà aujourd’hui plus de dix ans que j’ai repris le domaine familial ; il est important aujourd’hui de réaliser un premier bilan sur cette période.
Mon objectif prioritaire en 2001 concernait mon outil de travail et d’importants investissements ont été réalisés (pressoir pneumatique, revêtement époxy alimentaire sur les cuves souterraines, maîtrise des températures, filtre…); tous dans l’objectif d’améliorer la qualité de mes vins…
La colonne vertébrale de notre profession concerne la vigne et sa culture. En 2003, un premier stress hydrique du à la canicule réduit considérablement mes rendements, les sécheresses consécutives de 2004, 2005, 2006 et 2007 ont affaibli le vignoble en terme de récolte. La qualité de mes vins s’améliore cependant car la maturité des raisins est bien meilleure, le potentiel qualitatif est grand. En avril 2008, le gel ampute ma production de 60 %, heureusement les 3 dernières récoltes sont satisfaisantes en qualité et quantité et les nouvelles plantations commencent à rentrer en production.
Très respectueux de l’environnement, je me suis engagé personnellement à limiter voire éliminer toute utilisation des molécules chimiques de synthèse (engrais chimiques, désherbants, insecticides…). Les travaux réalisés dans les vignes se concrétisent par l’enherbement d’un rang sur deux (parfois tous les rangs – cela dépend de la nature du sol) ; mais aussi par le travail du sol en remplacement des désherbants chimiques.
L’encépagement du domaine est à dominante de Cabernet Franc et Cabernet Sauvignon, cépages qui permettent une flexibilité de vinification en vins rouges ou rosés. Le Chenin (ou Pineau de la Loire) se décline en Anjou Blanc, Coteaux du Layon, Bonnezeaux et Crémant de Loire. Enfin les cépages Chardonnay et Grolleau Gris sont les bases de mes vins de Pays en Blanc sec et rentrent également dans l’élaboration des crémants.


